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Quelles sont les sources d’approvisionnement en filière Bleu-Blanc-Coeur ? Y a-t-il des intérêts privés derrière ?

Quelques éléments de réponses proposés par Pierre Weill.

  • Source d’Omega 3 dans la filière BBC.

La rédaction de nos cahiers de charges mentionne des sources tracées et sécurisées d’Omega 3 et les liste :

Dans les filières « ruminant », herbe, lin et luzerne, dans cet ordre sont les premières sources utilisées.

En monogastrique, pour l’instant, la graine de lin est « largement en tête ».

 

  • Activité de Valorex vis-à-vis des éleveurs.

Valorex a pour clients éleveurs exclusivement des producteurs de lait et de bovins viande.

L’équipe technico-commerciale de Valorex a une grande expertise dans la vente et le conseil de rations « riches en it3 », mais hors BBC.

Récemment, l’étude ONIRIS http://www.revue-alimentation-animale.fr/a-la-une/valorex-oniris-premiere-etude-epidemiologique-mondiale-en-nutrition-animale/ a démontré l’impact économique de ces rations sur la santé, la fertilité et la production des vaches : Elle concerne 4979 troupeaux laitiers, soit 8% de la production Française….donc pas besoin de BBC pour développer les ventes de Valorex !

A part quelques producteurs fermiers, Valorex ne vend donc d’aliment BBC aux éleveurs

 

  • Activité de Valorex vis-à-vis des industriels de l’alimentation animale

La spécificité technologique de Valorex, depuis sa création en 1992, c’est la cuisson des graines.

Valorex met donc en place des cultures de lupin, de lin, de féverole, contracte avec les agriculteurs ou leurs coopératives, développe des techno de cuisson des graines et vend des mélanges de graines cuites aux éleveurs et aux industriels.

C’est un modèle économique profitable car même si les graines sont payées « très cher » aux cultivateurs et contractées avant le semis, Valorex court-circuite les huiliers, les meuniers… et n’utilise pas (ou très peu) de tourteaux et autres sous-produits.

De plus, les choix de graines et les avancées techno comme démontré dans l’étude ONIRIS permettent à Valorex de ne pas utiliser d’additifs et de produits chimiques (comme les prémix, les agents tannants, les additifs de tous poils…) tout en améliorant la santé et la fertilité.

Ce modèle n’a pas été facile à mettre en place, car il casse le système dominant et ne plait pas à ses gros acteurs de l’agro-chimie. Une bonne partie des critiques est propagée par ces gens-là et leurs revendeurs.

Valorex traite donc des mélanges de graines, le plus souvent du lin, du soja Bio, du lupin, de la féverole et du pois et vend ces produits pour des aspects zootechniques et pour des filières (Bio, BBC, label ou non OGM) où Valorex s’est spécialisé depuis toujours.

 

  • Approvisionnements en alimentation animale : Achat des éleveurs engagés en BBC.

Les éleveurs BBC qui achètent une source d’Omega 3 à l’extérieur de l’exploitation doivent le faire auprès d’un fabricant membre de l’association et doté d’une licence d’utilisation de la marque dans le domaine considéré.

Quasiment jamais à Valorex. (voir point 2)

Ils sont libres d’acheter où ils veulent (si le fabricant est adhérent à BBC bien sûr).

Quasiment tous les fabricants d’aliment Français sont adhérents à BBC. Le choix est donc très large pour les éleveurs.

 

  • Approvisionnements en alimentation animale : Achat des fabricants d’aliment engagés en BBC.

Le lin est la source très majoritaire d’Omega 3 utilisée chez les fabricants d’aliment (Il y a aussi du colza tracé, des concentrés protéiques de luzerne et un peu de lupin).

Le lin doit être cuit pour être débarrassé de facteurs anti-nutritionnels. Il y a un cahier de charges de la transformation du lin. Il doit aussi provenir d’une filière tracée jusqu’à la semence, et Française, sauf dérogation.

Encore un point de critique vis-à-vis de Valorex, car beaucoup de fabricants souhaiteraient utiliser des graines de lin « exotiques » et bon marché, originaires du Canada, de Russie, du Kazkhstan ou d’ailleurs et cuites ou transformées en huile en Belgique où plusieurs entreprises font cela. Evidemment, c’est moins cher quand la traçabilité va au fin fond de la Russie ou du Canada.

Simplement, si nous perdons le lien au sol et faisons avec le lin ce qui a été fait avec le soja… nous n’avons plus aucune raison d’exister.

 

  • Le projet VALOREX

Valorex s’est créé sur une logique de lien au sol, de travail des graines issues de nos terres contre un système construit sur l’importation de déforestation et de misère sociale au détriment de la création de richesse dans nos territoires.

Valorex a montré que l’on pouvait développer une autre alimentation animale riche de diversité au bénéfice de la santé des sols, des animaux et des hommes.

Valorex a montré que l’on pouvait se passer des OGM, des additifs et des antibiotiques pour créer de la valeur.

Ensuite, sur ces bases, Valorex a eu la générosité de partager son projet avec la création de Bleu-Blanc-Cœur.

Il n’y a nulle part d’exclusivité de fourniture de lin par Valorex aux industriels de l’alimentation animale, et en pratique, ce n’est pas le cas.

NB : Au CA de l’association, il y a d’ailleurs le SNIA, Syndicat National des Industriels de la Nutrition Animale, qui siège en élu des interpro et deux représentants des industriels de la nutrition animale coopérative : Capseine et Advitam….

Valorex définit sa mission ainsi : « Créer de la valeur et la partager pour la pérenniser ».

Ainsi,

  • Valorex reste à Combourtillé = projet de territoire.
  • Valorex n’y conduit plus depuis 10 ans d’investissement de capacité, mais investit largement dans l’immatériel nécessaire à au développement de BBC.
  • Valorex a financé le démarrage de BBC les premières années
  • Valorex crée de la valeur en finançant toute la R&D nécessaire à l’émergence et à la croissance de BBC y compris les études humaines ou sur modèle animal qui n’ont rien à voir avec son activité industrielle, commerciale et technique.

Sans Valorex, pas de Bleu-Blanc-Coeur donc.

La R&D (A titre d’exemple Projet Proleval = 11 m° d’€ à lui tout seul sur 5 ans pour Valorex dont 75% autofinancé et 25% subvention + Projet Allaitement + Projet Agralid….).

Valorex facture aux autres industriels désireux d’utiliser son savoir-faire des prestations de service. C’est son modèle de développement, on est très loin du « monopole ».

Valorex n’est donc pas, ni le seul fournisseur d’aliment, ni le seul fournisseur de sources d’Omega 3, ni le seul fournisseur de lin extrudé à la filière BBC.

Le seul monopole Valorex, c’est le monopole du financement de la R&D de BBC.

 

  • Approvisionnement dans la pratique.

Les éleveurs s’approvisionnent où ils veulent, dans la source d’Omega 3 tracée de leur choix.

Ils peuvent choisir leur fournisseur agréé BBC qui intégrera la source d’Omega 3 tracée au meilleur rapport qualité - prix

Si cette source est la graine de lin cuite, les fabricants d’aliments du bétail qui s’approvisionnent en graine de lin cuite peuvent acheter dans l’un des outils agréés.

Ces outils agréés sont (en France) :

  • VALOREX à Combourtillé.

Et aussi :

  • ARRIVE en Vendée. (licence d’utilisation en volailles)

  • EKORANDA, groupe TERRENA en Poitou (licence d’utilisation en bovins)

  • CHAYS en Franche-Comté (licences d’utilisation en bovins et porcs)

D’autres sites devraient voir le jour et recevoir leurs agréments dans le courant de l’année dans le Finistère, en Vendée et en Aveyron.

D’autres sont à l’étude en régions Bourgogne, Centre et Nord.

C’est notre projet : Développer des outils qui créent de la valeur en régions, assis sur des filières végétales pérennes et au service de filières à vocation santé et environnement régionalisées. On est très loin du « monopole de fourniture d’aliment ».


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